Portrait d’une FUN Girl : Ludivine, le plaisir de transmettre

Ludivine

Cela va faire bientôt 10 ans que Ludivine anime des réunions sextoys. Aujourd’hui responsable du réseau pour tout le nord-ouest de la France, elle anime avec discrétion et efficacité une équipe d’une quarantaine de Fun Girls.

Comment as-tu commencé à des animer des réunions sextoys ?

J’étais fleuriste et je me suis retrouvée en retraite forcée après un accident de travail. J’ai repris un autre travail mais le contact avec la clientèle me manquait. Un soir, j’ai vu dans un reportage une jeune femme qui parlait de réunions de vente de sextoys. Je l’ai contactée et je suis tombée sur Ava [Oiknin, sexologue chez Fun Factory] et avec elle j’ai le coup de cœur tout de suite. J’ai signé en septembre 2010 et j’ai été très bien accompagnée. Chez Fun, il y a une belle mentalité, un esprit d’équipe et de famille, aucune pression. Petit à petit, j’ai pris la responsabilité de toute la Bretagne, des Pays de Loire et de la région Poitou-Charentes. Les équipes de Fun étaient toujours derrière moi pour me motiver. On a alors commencé à recruter d’autres filles et je suis devenue leur marraine. Nous sommes plus qu’une équipe, nous sommes une famille. J’aime cette activité car elle me permet de transmettre ce que j’ai appris et aussi parce que je reçois des témoignages qui me touchent particulièrement, comme ces SMS qui m’annoncent l’arrivée d’un bébé grâce à nos produits ou les gens qui me disent que nous avons reboosté leur vie de couple, ou encore ces clientes toujours fidèles qui me suivent depuis 8 ans et qui sont toujours ravies de me recevoir.

Quel est ton rôle aujourd’hui chez Fun ?

Je suis responsable d’une partie de la France, en parallèle avec Myriam. Avant tout, je continue à accompagner les filles, à les aider à s’épanouir dans cette activité de Fun Girl autant que moi je m’épanouis, à les aider à s’éclater en réunion. Vivre l’aventure Fun, c’est une drogue car quand on n’est pas en animation, on est malheureuses ! Nous sommes 44 dans ma zone géographique, et c’est un enrichissement humain constant. Malgré les années qui passent, on garde cette mentalité, cet esprit de famille, cette compréhension entre nous.

Il n’y a donc pas de pression pour faire du chiffre ?

Il n’y a pas de compétition entre nous, nous voulons avant tout que les filles s’épanouissent. Évidemment, plus elles travaillent, plus elles ont des commissions mais ce n’est pas un critère pour juger de la réussite où pas d’une Fun Girl. Il y a des régions où le panier moyen est faible mais on ne dévalorise pas pour autant l’équipe. On met en valeur aussi bien les éléments qui se donnent du mal que celles qui ont la chance d’avoir une clientèle plus aisée.

Tu étais déjà formée en sexualité quand tu as débuté ?

Parler de sexualité ne m’a jamais gênée, j’ai des parents très ouverts et on a toujours communiqué. J’ai eu une formation d’assistante maternelle avec une pédopsychiatre qui nous a expliqué comment aborder la sexualité avec les petits et cela m’a servi car en fonction des personnes qui sont face à nous, on adapte le discours. La formation donnée par Ava est ensuite venue en complément. J’ai appris énormément avec Ava, et j’ai toujours été très à l’écoute, j’ai fait des recherches personnelles. C’est important de se renseigner par soi-même sur le sujet, en faisant attention de ne pas transmettre aux gens des choses fausses. Pour ça, on peut toujours demander à Ava, qui délivre une belle formation et qui, avec son diplôme de sexologue clinicienne, sait ce qu’elle nous transmet.

Avez-vous également des formations aux techniques de vente ?

Toute la formation a été étudiée pour donner aux filles les clés nécessaires à leur activité. Mais il ne faut pas avoir peur de cet aspect commercial : nous avons toutes fait un petit boulot où on a vendu des choses, que ce soit sur les marchés, en tant que caissière, etc. Nous avons toutes cette possibilité d’avoir un discours commercial avec quelqu’un. Il faut surtout être curieuse et avoir l’envie de transmettre aux gens.

Il y a bien eu des moments difficiles quand même à tes débuts ?

Avoir des réunions est le plus dur. Il faut être patiente, se faire connaître. Ça peut prendre 6 mois à un an pour avoir régulièrement des réunions. Il faut communiquer à travers les amis, Facebook, les différents sites qui existent. Pour moi, ça a commencé à se mettre en place au bout de 6 à 8 mois. Il y a eu des périodes creuses car il y a 8 ans la mentalité n’était pas la même et les réunions sextoys étaient encore quelque chose qui pouvait déranger, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Nous sommes aussi toujours bien accompagnées, les équipes de Fun font tout pour nous aider.

Tu as une autre activité professionnelle en parallèle, trouves-tu le temps de tout faire ?

Il faut de l’organisation mais je trouve le temps. Je consacre en moyenne 5h par jour à mon activité de Fun Girl, en comptant les réunions, la communication, le contact avec mes clientes et avec les filles pour le recrutement. Dans le mois, j’ai 3 à 4 réunions. Les week-ends où je n’ai rien, je profite de ma famille ! Mon but est de me consacrer entièrement à cette activité d’ici 3 à 4 ans.

Un souvenir d’une réunion qui t’a particulièrement émue ou amusée ?

J’ai fait une réunion avec des jeunes, avec une très belle ambiance, un beau groupe. Parmi eux, il y avait un petit jeune qui aimait bien rigoler et je lui ai lancé un défi qu’il a perdu. Son gage était de nous faire le défilé en lingerie ! Il a joué le jeu et il a essayé les bodys ouverts, les sous-vêtements très dénudés (en gardant son caleçon!). Il a joué le jeu jusqu’au bout. Ce fut un beau moment car cela a amené beaucoup de fous rires.

Quel conseil donnerais-tu à une FUN Girl débutante ?

De bien suivre la formation complète pour prendre les clés nécessaires à son activité. Il faut ensuite trouver son propre discours, se l’approprier, que ça nous ressemble. Enfin, il faut être patiente, savoir en parler avec ses amis, et puis petit à petit, l’oiseau fait son nid ! Il ne faut pas désespérer mais s’accrocher, en sachant qu’une équipe est derrière nous et qu’elle nous aide du mieux possible. On est là pour les aider à avancer dans leur aventure.